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Nous partageons une communauté de destin avec les animaux. Ils ont le droit d’être détenus correctement et de bénéficier d’une protection. Mais à quoi sert une loi progressiste sur la protection des animaux si des cruautés commises envers eux sont traitées comme des pec- cadilles?
Depuis 2003, les animaux ne sont plus des choses. Dans la procédure pénale, ils sont pourtant toujours traités comme si rien n’avait changé car en cas de délits pour mauvais traitements, seul le coupable possède des droits. Lui seul peut être représenté par un avocat, lui seul a le droit de consulter les dossiers, peut demander des moyens de preuve et attaquer la décision de justice. La protection des animaux, et les animaux concernés bien sûr, n’ont aucun de ces droits. Ce n’est pas juste.
Un jugement de délits de protection animale devant les tribunaux n’a lieu qu’en de très rares occasions. En 2008, plus de 90% de toutes les instructions pénales ont été menées à la va-vite, sans faire l’objet d’une audience devant un tribunal, et se sont soldées par une amende ou une peine pécuniaire, le plus souvent conditionnelle, de quelques centaines de francs. De telles peines n’ont pas d’effet dissuasif.
Aujourd’hui, dans le canton de Zurich seulement, un avocat de la protection des animaux veille à ce que les procédures pénales ne s’enlisent pas et à ce que les cruautés commises envers les animaux ne soient pas punies par des amendes ridicules. La compétence technique de l’avocat zurichois de la protection des animaux est très appréciée des autorités d’instruction pénale et de l’office vétérinaire. Les coûts annuels ne totalisent que 80 000 francs environ, une bagatelle quand on sait que le canton dépense plus de 100 millions de francs par année au total dans le cadre des poursuites pénales.